Les rendez-vous commerciaux renferment d’énormes opportunités. Et ce ne sont pas les petits charretiers de Keur Momar Sarr qui diront le contraire. Ils ont réussi, grâce leur charrette à ânes, à tirer leur épingles du jeu.
Les jours de louma à Keur Momar Sarr, ce sont aussi des moments bénis pour beaucoup d’enfants du village, qui profitent de ces rendez-vous de l’offre et de la demande pour se faire du fric. La particularité chez eux est qu’ils son tous âgés entre 10 et 14 ans et la plupart d’entre eux vont à l’école. Malgré leur bas âge, beaucoup de commerçants comptent sur leur activité ; qui consiste principalement à acheminer, sur des charrettes à âne, les marchandises là où les camions ne peuvent pas accéder dans le marché.
Grace à ce travail, ils parviennent à résoudre certains de leurs problèmes sans solliciter l’aide des parents. C’est peut-être ce qu’ont compris les pères de famille qui n’hésitent pas à forcer leurs mômes à travailler comme charretiers au louma. D’ailleurs ceux-ci (les petits charretiers) participent également à la dépense quotidienne chez eux comme le révèle Mamadou, 14 ans, élève en classe de CEM 2, trouvé en train de chargé des caisses de mangues. « Je viens juste de donner 1000 FCFA à ma petite sœur pour préparer le repas de midi. C’est comme ça tous les week-ends depuis des mois maintenant », dit-il sur un ton joyeux. Ce qui signifie à ses yeux que « la journée démarre bien. » «Avec cette somme, je suis sur de gagner plus que les autres semaines où je descendais avec à peu prés 1OOOO Francs », avance-t-il.
Ils sont nombreux parmi les enfants du village, à avoir sauté sur cette occasion que leur offre ce marché
hebdomadaire. Cheikh, 14 ans, et ses neuf amis ont trouvé la parade en créant une tontine hebdomadaire de 1000fca chacun. «Cette initiative, personne ne nous a suggérés. On s’est juste inspiré de ce que font les femmes du village », souligne cheikh, responsable du groupe. Ces mômes dont la plupart sont des écoliers, se retrouvent quelques part à la fin de la journée pour tirer au sort celui qui partira avec la somme réunie. Celui-ci aussi sera éliminé du prochain tirage. Ainsi avec les bénéfices qu’ils récoltent, ils ne disent pas autres choses.
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hebdomadaire. Cheikh, 14 ans, et ses neuf amis ont trouvé la parade en créant une tontine hebdomadaire de 1000fca chacun. «Cette initiative, personne ne nous a suggérés. On s’est juste inspiré de ce que font les femmes du village », souligne cheikh, responsable du groupe. Ces mômes dont la plupart sont des écoliers, se retrouvent quelques part à la fin de la journée pour tirer au sort celui qui partira avec la somme réunie. Celui-ci aussi sera éliminé du prochain tirage. Ainsi avec les bénéfices qu’ils récoltent, ils ne disent pas autres choses.
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