Dakar, 4 aout. La pluie d’hier a été la plus forte que Grand-Yoff a enregistrée cette année. Pendant près d’une heure d’averse, les rues du quartier étaient totalement inondées.
A la mosquée de Missirah de Grand-Yoff, la prière surérogatoire (Nafillah) n’a pas drainé des foules comme ce fut le cas les jours précédents. Seulement un petit nombre de fidèles a osé patauger pour effectuer le rituel. Pour cause, la pluie a transformé la devanture en un petit étang, obstruant du coup l’entrée du lieu de culte.
Et certains fidèles qui entendaient faire la rupture du jeûne dans le lieu saint, ont été, eux aussi, surpris par la rapidité de la pluie qui, en quelque minutes, a mis les choses sens dessous dessus
Comme chaque hivernage, les maisons situées autour du centre d’évacuation des eaux usé, tout juste près de ladite mosquée, ont fait les frais de leur proximité gênante avec le canal. Même s’il n’y a pas eu de dégâts, il reste que l’odeur des eaux usées rendait leurs demeures invivables.
Pour A Samb, ‘’ c’est parce que les machines ne sont pas allumée à temps que les eaux usés se déversent sur la voix et rendent nos maisons invivables. Le même problème se répète chaque année.’’
Sur le lieu de pompage le technicien chargé de faire fonctionner les machines ne s’y trouvait même pas. Cette absence révulse plus les populations qui habitent aux alentours. Celles-ci craignaient surtout le débordement des eaux sales dans leurs maisons.
Au marché Grand-Yoff, la pluie a rendu la circulation impraticable. Et pour ne rien arranger l’occupation anarchique de la voirie par les marchands informels rendait la situation désagréable. Sans parler les tas d’ordures qui jonchaient la route principale.
Hier tard dans la nuit certains commerçants s’activaient autour de leur commerce pour évacuer les eaux qui stagnaient. Abdou, un jeune vendeur de tissu a eu plus de peur que de mal. Sorti pour acheter de quoi faire la rupture, il avait laissé sa boutique ouverte.
‘’Mais heureusement juste quelques tissus sont mouillés sinon le reste n’a pas était touché, dit-il, l’air soulagé. J’étais à la boulangerie quand la pluie commençait et par surprise, je n’ai même pas eu le temps d’accéder à ma boutique que déjà j’étais trempé..’’
Les pluies d’hier qui sont tombées sur Dakar à l’heure où les gens s’apprêtaient à couper le jeun, ont occasionné de nombreuses perturbations. Certaines activités ont interrompues par les averses qui ont duré plus d’une heure.




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