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lundi 26 avril 2010

Conférence sur l’école publique sénégalaise.

Le niveau de l’enseignement d’hier comparé à celui d’aujourd’hui
C’était dans une salle de l’UCAD 2 presque remplie que s’est tenue le samedi 17 avril, une conférence sur le thème «crise de l’enseignement au Sénégal : quel avenir pour l’école publique d’excellence ». Organisée par l’amicale des « Anciennes de Mariama Ba et animée par le professeur Mamoussé Diop, la rencontre a vu la participation d’éminentes personnalités. Les panélistes ont tenu en haleine l’assistance pendant presque cinq heures de temps.
Tout au long de son allocution, le Pr Diagne a eu à souligner d’importants moments qu’a connus l’école publique d’excellence et les problème qu’elle fait face aujourd’hui. « L’école publique, en particulier l’école publique d’excellence, a connu un passé glorieux. Mais aujourd’hui, avec la crise de l’enseignement que connait notre pays, l’avenir de l’école publique d’excellence semble incertain », a-t-il constaté. Constat que beaucoup parmi les panélistes ont partagé.

Pour éviter que l’école sénégalaise ne tombe pas « dans le gouffre », ils n’ont pas manqué de faire quelque suggestions. Pour Mamoussé Diagne, « seule l’organisation des états généraux de l’enseignement axés sur la logique du monde actuel, sauvera l’école sénégalaise ». Il ajoute « qu’il faut faire en sorte que la société s’approprie de l’école».

Diariatou Gaye, représentante de l’Amicale des anciennes élèves de la Maison d’éducation Mariama Ba, après avoir fait un petit rappel historique de son école, constate que « malgré les efforts consentis par les autorités, le niveau des élèves ne cesse de baisser ». Comme son précédent, Mme Gaye a suggéré de revoir le niveau des enseignants avant leur recrutement. Pour cela, elle pense que « mieux serait maintenant d’organiser des concours pour les instituteurs en vu d’en sélectionner les meilleurs pour l’enseignement ».

D’autres comme Ibra Diakhité de l’Amicale des anciens « enfants de troupe », Abdou Karim Diop, amicale des diplômés de l’Ecole polytechnique de Thiès et cheikh T. Lam de CFJ, ont tous abondé dans le même sens que leurs précédant. Pour le dernier, « le niveau de l’enseignement d’aujourd’hui est beaucoup inférieur à celui d’hier. Et quant sera-t-il pour demain ?

Ce fut une conférence très animée et riche en enseignement. Et Si certains se sont senti satisfaits du débat comme la modératrice Fatou Siby Kane, d’autres par contre, ont suggéré que des rencontres aussi importantes que celle-ci ne devaient pas concerner l’école publique d’excellence seulement mais l’école publique en générale.

CISSOKHO

1 commentaires:

Si le niveau de l'enseignement est inférieur à celui d'hier, les raisons sont diverses.
Dans notre pays des gens restent pendant des années sans apprendre ensuite ils surgissent pour aller dans l'enseignement.
Dans la région de KOLDA certaines personnes passent le concours du volontariat avec un niveau très bas.Admis, ils suivent une formation accélérée, c'est à coup sûr ils ne font jamais dispenser une éducation de qualité.
La formation fait défaut et cela constitue un handicap pour l'enseignement en général.
Cela me fend le"cœur" d'entendre les gens dire souvent que les élèves deviennent de plus en plus faibles.Je crois que si les élèves avaient de bons maitres, des enseignants bien formés,le niveau ne serait pas bas. Je dis pas que tous les enseignants ne dispensent pas un enseignement de qualité.Certains par contre sont à encourager.
Un autre fait très important également,si 40% du budget sont destinés à l'éducation au Sénégal c'est pour avoir un enseignement de qualité.
Mais si cette somme est attendue en toute urgence dans le secteur de l'éducation,elle n'arrive que tardivement.
Un système éducatif de rime pas avec la corruption.

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