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lundi 6 août 2012

Assemblée nationale : la nouvelle opposition marque des points


 

En boycottant, lundi, la séance plénière de l’Assemblée nationale, la nouvelle opposition, incarnéee par le Parti démocratique sénégalais (PDS), a marqué des points vis a vis de la majorité, Bernno Bokk Yakaar.

La première séance plénière de l’assemblée nationale n’a pas finalement eu lieu. Prévue à 9 heures pour ratifier les listes des membres des commissions, elle a finalement été reporté jusqu’à mercredi suite au boycott de l’opposition pour  protester contre le retard accusé par leurs collègues de la majorité.

‘’Nous avons attendu jusqu’à 14 heures 30, ils ne sont pas toujours venus. Ils ont parlé d’Assemblée  de rupture, ça devrait commencer par le respect de l’heure. C’est une rupture régressive’’, a dit Modou diagne Fada président du Groupe des libéraux et démocrates, devant les journalistes.

Un grand coup porté contre la majorité parlementaire qui avait annoncé en grandes pompes lors de l’installation des députes, il y a une semaine, une ‘’Assemblé de rupture’’. Depuis lors la nouvelle opposition cesse de marquer des points et...les esprits aussi.

De même lors de l’installation de la 12e législature, le Pds s’est signalé aussi en fustigeant le comportement de la nouvelle majorité qui selon Fada ‘’a rompu avec la tradition parlementaire’’ en attribuant tous les postes de la vice-présidence.

"Je pense que tous ceux qui croient à une Assemblée de rupture doivent commencer à se poser des questions. La coalition Benno (majorité) a tout pris. Elle n’a même pas laissé de place à l’opposition. Elle a rompu la tradition parlementaire", a-t-il denoncé.


jeudi 27 octobre 2011

Sénégal-Politique : Me Baba Diop plaide pour un nouveau type de citoyen sénégalais

 

Dakar, 27 oct - L’avocat sénégalais Baba Diop, leader du Mouvement pour l’émergence de la république et d’une citoyenneté intègre (MERCI), a plaidé, jeudi à Dakar, pour un nouveau type de citoyen sénégalais, pour parer au fléau de corruption qui gangrène le pays.

Me Baba Diop
‘’Nous avons pensé (…) qu’un nouveau type de citoyen est un impératif pour parer à la corruption [et] à la banalisation des institutions de la république par ceux et celles qui les incarnent, se traduisant du coup par une absence d’autorité légitime’’, a précisé l’avocat.

Selon lui, ce nouveau type de sénégalais dans un ‘’environnement de valeur retrouvées’’ de la république est un ‘’viatique indispensable ‘’ pour le développement du  pays.

L’avocat a fait ces déclarations lors d’un petit-déjeuner avec la presse qui avait des allures d’un procès du bilan des 11 ans du régime de l’alternance.

‘’Notre pays est assailli par de nombreux problèmes, même si le régime en place, il faut le reconnaitre, a accompli quelques réalisations positives. Ainsi la politique énergétique est catastrophique. Le pays a connu sous l’air Wade des délestages jamais égalés. Jamais également de l’argent n’a été investi dans ce secteur. Le secteur de l’énergie est aujourd’hui une nébuleuse dans ce pays’’, a-t-il souligné.

‘’L’agriculture, a-t-il dit, ne nourrit plus son homme. Il y a comme une sorte de banalisation de ce secteur. On a comme l’impression qu’il n’intéresse pas ce régime. Les agriculteurs ne reçoivent plus les semences en quantité suffisante et en bionnes qualités. La Grande offensive agricole pour la nourriture  et l’abondance(GOANA) n’a été qu’un prétexte pour s’accaparer des terres des paysans’’.

 Il poursuit que le secteur éducatif connait un bilan mitigé, malgré les  40% du budget  alloué.‘’ Il connait des problèmes d’organisation et de concertation. Ce qui explique les nombreuses grèves des enseignants’’, a souligné Me Diop.

Toutefois, le leader du MERCI  reconnaît que sur le plan sportif qu’il y a eu de bons résultats avec le régime libéral.  Il ajoute aussi la création de nouvelles route et la mise en place de nouvelles infrastructures comme les réalisations du régime de l’alternance.

 ‘’Sur le plan de la démocratie, il faut déplorer la désacralisation des institutions de la république. Un ministre jadis était un mythe, une idole, un exemple de réussite. Aujourd’hui les ministres passent non seulement inaperçu’’, a conclu Me Baba Diop.


  

lundi 24 octobre 2011

SENEGAL-CULTURE / Les acteurs culturels doivent ‘’relever la tête’’, selon le président de l’AMS

                                
Dakar (22 oct.) – Le président de l’Association des métiers de la musique (AMS), Abdoul Aziz Dieng, a appelé, samedi à Dakar, les acteurs culturels à relever la tête et à ‘’regarder droit dans les yeux’’, expliquant qu’ils ils n’ont rien à se reprocher.


Abdoul Aziz Dieng Président de L'AMS
‘’Nous n’avons rien à nous reprocher. Les acteurs culturels doivent relever la tête et regarder droit dans les yeux. Il faut qu’on n’arrête d’apparaitre aux yeux du public comme un secteur gémissant, victime et faible. Nous devons former une force affirmative pour bien mener notre combat’’, a-t-il affirmé.


Abdoul Aziz Dieng a fait cette déclaration lors de la cérémonie de remise de diplômes aux bénéficiaires de la 7ème session de formation en entreprenariat culturel, organisée par le projet Promotion des entreprises culturelles et créatives (PECCS).


Selon lui, aujourd’hui, les acteurs culturels ‘’ne sont pas respectés et leurs droit sont aussi violés.’’ ‘’La plus part d’entre eux sont considérés comme des rigolos. Il faut qu’on refuse cette image car nous faisons un travail noble qui mérite respect et considération’’, a-t-il exhorté.


‘’Nous devons agirent solidement et collectivement pour que les gens changent leur vision de nous. Nous faisons du militantisme culturel qui appelle à l’orgueil. Nous devons avoir un sentiment de fierté dans ce que nous menons. Ce qui est un moyen de se faire respecter’’, a-t-il conclu.

Sénégal-Culture / Entreprenariat culturel : fin de la 7ème session de formation du PECCS

                            
Dakar (21 Oct.) - La 7-ème session de formation en entreprenariat culturel, organisée par le Projet promotion des entreprises culturelles et créatives (PECCS), a pris fin samedi à Dakar, par une cérémonie de remise de diplômes aux récipiendaires, en présence des acteurs culturels et du représentant du ministre de la Culture.


Cette session de formation destinée exclusivement aux femmes évoluant dans le secteur culturel a vu la participation de 15 d’entre elles, venues de différentes parties du pays et de la Mauritanie. Pendant un mois, elles ont suivi des modules de formation dans divers domaines de la production culturelle allant de l’audiovisuel à la peinture en passant par la couture, la musique, les spectacles, l’encadrement des enfants dans le domaine culturel, etc.

Selon Youma Fall, responsable au PECCS, la session ‘’s’adressait aux femmes actrices culturelles et aux organisations porteuses de projets représentées par des femmes’’. Elle ‘’était, dit-elle, ouverte à tout le secteur culturel et vise à soutenir et à renforcer le leadership féminin dans ce secteur’’.

La formation, d’une durée de 80 heures, s’articulait autour de l’environnement culturel, de l’élaboration et de l’évaluation de projet culturel, de la gestion financière, de l’entreprenariat culturel, du marketing culturel et de la recherche de partenariat.

‘’Par cette session, nous avons voulu leur offrir des opportunités pour une bonne réussite dans la mise en place et l’élaboration de leurs projets culturels. Nous les accompagnerons pour bien évoluer sur le marché local et après celui international’’, a dit Ibrahima Coundoul, le directeur exécutif de PECCS.

Selon lui, ce projet encourage aussi les initiatives féminines, car elles contribuent à ‘’réduire la pauvreté, à améliorer les conditions de vie des femmes et à accélérer leur émancipation’’. ‘’(…) Eduquer un homme c’est éduquer un individu, mais éduquer une femme c’est éduquer toute une société’’, a-t-il souligné.

Présent à la cérémonie de remise de diplômes, Racines Senghor, directeur de cabinet du ministre de la Culture s’est dit satisfait de l’action de PECCS. ‘’Votre travail est motivant et la diversité des projets encourage beaucoup d’autres à faire comme vous’’, a-t-il souligné.

‘’C’est un travail magnifique que vous êtes en train d’abattre. La qualité et la diversité des projets présentés ici témoignent de votre grande action au bénéfice de la culture, de notre pays et de l’Afrique’’, s’est réjoui M. Senghor

Le PECCS est un projet d’appui, d’accompagnement et de suivi d’entreprises évoluant dans le domaine de la culture.

mercredi 19 octobre 2011

Procès de Malick Noel Seck : le délibéré attendu jeudi

                                  

Dakar, 18 oct.– Le délibéré du procès de Malick Noel Seck est attendu  jeudi selon l’un de ses avocats, Me El hadj Diouf, qui a précisé  que le procès était purement  politique car tenu sans la présence de la partie civile et en absence d’aucune plainte de menaces de mort ou d’outrages à magistrat. 

‘’Le procureur a écouté tous les avocats de la défense et il ne reste rien d’autre à faire ou à dire. Le délibéré est attendu pour le 20 octobre. Nous espérons qu’il sera libre car rien ne prouve que M Seck  a fait un délit. C’est un procès purement politique, dans la mesure où il n’y avait ni partie civile ni plainte d’outrage à magistrat et menace de mort ’’, a dit Me Diouf.

‘’Le procureur avait requis 5 ans de prison ferme contre lui, sans arguments soutenables. Il cherchait donc dès le début la confrontation contre M. Seck. C’est pour seulement intimider la jeunesse sénégalaise qui se bat pour le respect de la Constitution. Car Wade sait qu’il ne sera pas candidat en 2012 et conscient que son pouvoir vacille, il met tout en œuvre pour contrer  quiconque veut lui dire la verité’’ a-t-il ajouté.

Présent au palais de justice parmi les membres de l’opposition, le maire Malick Diop a estimé que cette journée est ‘’concrètement très importante  dans l’histoire de la politique sénégalaise.’’ Selon lui, il faut se demander si vraiment ce procès ‘’vaut la peine d’avoir lieu dans la mesure où il n’y a eu aucun argument valable’’ contre M Seck.
‘’Le procureur avait requis cinq ans ferme contre lui, ce qui est une chose inacceptable car ceci est une peine pour des criminels, des dealeurs au col blanc et non pour un jeune qui n’a fait que dire la vérité que veulent entendre tous les sénégalais. Nous reviendrons ici le 20, [jeudi] pour que le droit soit dit, et que Malick Noel Seck soit déchargé de tout ce qui pèse lui’’, a dit le maire de Point E.
En détention M. Seck est poursuivi pour trouble à l’ordre public, outrage à magistrat et menace de violences et voies de fait, selon les journaux.
Responsable de Convergence socialiste, une cellule de jeunes militants du Parti socialiste, M. Seck a été arrêté pour avoir adressé au président du Conseil constitutionnel une lettre, le 10 octobre dernier. Il conteste notamment la légitimité de la candidature de Me Wade à la prochaine présidentielle.

Ce procès qui a duré plus de 10 heures, a été marqué par la forte présence d’éléments du Groupement mobile d’intervention tout autour du palais de justice de Dakar. Il était très difficile pour beaucoup d’avoir accès au palais.
L’apposition aussi fortement mobilisé à l’image de ses jeunes venus soutenir leur camarade emprisonné. Abdou Mbow, leader de la Convergence des jeunes de l’APR souligne qu’ils (les jeunes de l’opposition) sont plus que déterminés à soutenir par tous les moyens leur camarade’’
Selon lui, ‘’cette détention est injustifiable’’ ce, après avoir écouté les arguments des avocats de M. Seck et ceux du procureur. ‘’Nous allons nous battre en tant que républicains et responsables pour la libération de notre frère’'

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